Article Luc Besson

Published on juin 29th, 2016 | by Marc

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Ces réalisateurs célèbres qui n’ont jamais fait d’école de cinéma

L’école n’est pas le passage obligé pour toute personne souhaitant réaliser un film. La preuve voici un éventail de réalisateur n’ayant jamais mis les pieds dans une école de cinéma et qui pourtant ont rencontré le succès.

Pour donner quelques précisions sur le choix des réalisateurs :

  • Je n’y ai pas mis les premiers réalisateurs, les pionniers, vous n’y trouverez pas Hitchcock ou Orson Welles qui n’ont pas fait d’école de cinéma pour la simple raison qu’à l’époque, il n’y en avait pas…
  • Vous ne trouverez ici que des réalisateurs de vocation, vous ne trouverez pas les comédiens, comiques et autres personnes qui se sont découverts une envie de réaliser en cours de parcours, donc exit Clint Eastwood, Mel Gibson, Danny Boon ou Eric et Ramzy…

Maintenant que les précisions ont été donné place aux nominés !

Steven Spielberg

steven-spielberg1Steven Spielberg n’a en effet jamais fait d’école et même plus fort, il a été refusé dans l’une d’elle… Autant dire que l’école doit avoir un bon niveau… Elle est passée à côté de l’homme qui a fait la pluie et le beau temps du cinéma pendant près de 20 ans. Un beau raté de la part de l’école et une belle réussite de la part de cet autodidacte.

Il a commencé à filmer avec la caméra de son père, mettant en scène des déraillements de train. Fortement influencé par la scène du crash du film « Sous le plus grand chapiteau du monde« qui l’a marqué étant enfant, il essaye de la reproduire dans sa chambre avec sa caméra.

Il se fait remarquer ensuite grâce à son court métrage Firelight et travaille à la télé où il réalisera des épisodes de la célèbre série Colombo. Il réalise ensuite un téléfilm du nom de « Duel » qui le révèle et lui permettra de réaliser son premier long métrage.

On notera que Spielberg a quand même souhaité passer son diplôme de réalisateur des années plus tard, alors qu’il était connu sur la planète entière, et devinez quoi ? Il l’a obtenu. Ce qui été plutôt préférable pour la réputation de l’école…

Luc Besson

besson_2_mIl n’a jamais fait d’école de cinéma et décide rapidement de se lancer dans le cinéma en allant sur le terrain. Il intègre une équipe de tournage en mentant sur son CV.

Il y a apprend les rudiments du métier et progressivement germe en lui l’envie de faire son propre film.

Il ne passe pas par la case court mais directement long métrage en finançant comme il peut le projet s’intitulant « le dernier combat« .

Le film a un bon succès critique ce qui lui permet de pouvoir signer un contrat avec la Gaumont, lançant ainsi sa carrière.

Jean Pierre Jeunet

jean_pierre_jeunetPour Jean Pierre Jeunet aussi l’école n’a pas été un passage obligé. Il aime dire qu’avant de penser à « être » il faut penser à « faire ». Et il a fait, beaucoup de projet avant de se lancer dans un long.

Tout d’abord il débute sa carrière non pas dans le cinéma mais dans les PTT (la poste) puis il décide en parallèle de faire des courts métrages d’animations avec son ami Marc Caro. Il co-réalise l’Evasion et le Manège et surtout Le Bunker de la dernière Rafale qu’ils mettent un an et demi à fignoler pour arriver à un résultat leur valant plusieurs prix à l’international.

On pourrait croire sa carrière lancée, mais en réalité, il lui faudra attendre encore 10ans avant qu’il ne puisse accéder à son premier long.

Le projet lui permet néanmoins de faire des pubs et des clips notamment pour Julien Clerc et Etienne Daho.

Mais c’est Claudie Ossard qui va croire en son talent et qui va mettre tout en oeuvre pour que son oeuvre Delicatessen se fasse. Le succès sera au rendez vous.

Christophe Nolan

christopher-nolan-inceptionChristophe débute très tôt avec la caméra à l’instar de Spielberg en filmant des petits courts métrages avec la caméra 8mm de son père. Il n’a donc pas pu faire d’école vu son âge. Ses courts métrages restent confidentiels jusqu’à Tarantella qu’il réalise alors qu’il est universitaire à Londres. Tarantella est diffusé sur la chaîne PBS.

Première marque d’attention mais pas le succès attendu. Il décide de regrouper une équipe autour d’un budget de 6000 dollars et réalise son premier long métrage, il s’intitulera The Following.

Le film obtiendra un succès suffisant pour attirer les regards de boite de prod. Notamment Newmarket Films et Summit Entertainment qui vont mettre 9 millions d’euros sur la table pour son prochain film qui s’intitule Memento.

Le succès du film va alors lancer définitivement sa carrière.

Quentin Tarentino

quentin-tarantinoTarentino n’aime pas les études, il n’a jamais été doué pour ça, et il n’arrive jamais à s’intégrer. Il quitte ses études à partir de la troisième et devient projectionniste dans un cinéma porno.

Il essaye pendant ce temps d’intégrer la James Best theater company, mais c’est de nouveau un échec. Pourtant Quentin aime le cinéma et souhaiterait être comédien mais rien à faire il n’arrive pas à trouver la formation qui lui convient.

Il va tenter une dernière option : intégrer les cours d’art dramatique. Il y apprend à être comédien, cette formation l’aidera pour son approche de la direction d’acteur lorsqu’il sera réalisateur. Et d’ailleurs l’envie de réaliser commence à lui prendre d’autant qu’il se rend compte qu’il a un certain succès à l’écriture.

Alors qu’il travaille dans un vidéoclub, il affine sa cinéphilie en regardant des films qu’il n’avait pas l’habitude de regarder comme les films français ou asiatiques. En parallèle il essaye de mettre sur pied son premier long métrage, il amasse 5000 dollars et prend trois ans pour le tourner par petit bout. Le film sera jamais achevé. D’abord parce qu’il estime que le résultat n’est pas satisfaisant mais en plus parce qu’un incendie brûlera la quasi totalité du film.

Tarentino se lance alors dans l’écriture de scénario, il y rédigera True Romance et Tueur né. Il espère bien sûr les réaliser, mais personne ne lui donne du crédit, néanmoins les scénarii intéressent les boites de prod. Ainsi les deux scénar sont achetés et réalisés respectivement par Tony Scott et Oliver Stone.

Frustré de ne toujours pas avoir pu réaliser son propre long métrage mais maintenant avec de l’argent en poche grâce aux ventes de ses scénar il décide d’en écrire un autre qu’il réalisera ce coup ci avec son argent. En trois semaines, il met sur pied Reservoir Dog et décide de le réaliser en 16mm avec ses potes du vidéoclub mais le destin lui réserve des surprises : premièrement un ami de Tarantino connaît Harvey Keitel et va décider de lui faire lire. Keitel trouve le scénario cool et décide de le coproduire et de jouer dedans. Ce qui est déjà une bonne nouvelle, mais les choses ne vont pas s’arrêter là, Tarentino va décider de participer au laboratoire des cinéastes de Sundance institue. Il doit y présenter une scène de son film pour éventuellement obtenir des aides.

Il présente une scène tournée avec Steve Buscemi. Terry Gilliam qui est conseiller du laboratoire va féliciter le réalisateur. Il va obtenir alors Tim Roth et Michael Madsen en supplément sur son film. Le film une fois terminé et projeté au festival de Sundance et fait sensation mais c’est au festival de Cannes que la renommé de Tarentino va se faire à la projection de ce film et c’est là qu’il trouvera les financements de son film qui fera de lui une star internationale : Pulp Fiction.

Stanley Kubrick

LONDON, UNITED KINGDOM - JANUARY 1: Undated file picture of US director Stanley Kubrick. Kubrick may come out of reclusion in Britain, where he has lived since 1961, to file suit in person against the satirical magazine Punch, reported 31 January the British newspaper the Independent. the notorious perfectionist filmmaker has filed suit against Punch for an unsigned jab in August issue describing him as such. "There's a thin line between artistic perfectionist and a barking loon', the magazine wrote. (Photo credit should read STF/AFP/Getty Images)

Stanley Kubrick n’était pas un élève brillant, il était moyen tout simplement parce que les études ne le passionnaient pas, pas autant que l’image.

Alors adolescent, il reçoit de son père un appareil photo. C’est la révélation, il se passionne littéralement pour l’image. Il devient le photographe officiel de l’école.

N’ayant pas une moyenne suffisante pour s’inscrire à l’université, il décide d’intégrer le magazine illustré Look. Il y prendra de nombreuses photos avec toujours une extrême rigueur pour accéder au cliché qui lui convient. Plusieurs centaines de photos sont parfois nécessaires (et on parle d’argentique pas de numérique…)

Kubrick aime le cinéma, particulièrement le cinéma européen. Il va décider de franchir le pas et se lancer dans la réalisation mais d’abord de documentaire. Il autofinance un premier docu sur la boxe qu’il parviendra à revendra à la RKO lui permettant de faire 100 petits dollars de bénéfice. La RKO lui financera le suivant. Les documentaires n’auront pas de réels succès. Kubrick dira lui même qu’ils n’étaient pas bons mais qu’ils étaient bien photographiés.

C’était une première tentative. Kubrick va faire de l’assistanat réalisation pendant quelque année pour enfin se sentir prêt à réaliser sa première fiction. Il emprunte 9000 dollars à sa famille et se lance dans l’aventure, son film s’appellera « Fear and Desire« . Kubrick fait tout sur le film. Réalisateur, chef op, preneur de son, monteur, etc…

Le film lui coûtera finalement 39 000 dollars mais le résultat n’est toujours pas satisfaisant pour Kubrick qui décidera des années plus tard de l’interdire à la projection. Le film remporte néanmoins un succès d’estime auprès de la critique.

Encouragé par ce petit succès, il quitte son job chez Look et décide d’en réaliser d’autre. Il réalisera le Baiser du Tueur et surtout l’Ultime Razzia sur lequel il a une réelle équipe et qui sera un succès. Dès lors Kubrick est considéré comme un réalisateur de série B, certes mais il a les coudées franches pour pouvoir réaliser ce qui sera un de ses chefs d’oeuvre : Les Sentiers de la Gloire.

James Cameron

AVT_James-Cameron_851James Cameron aime la technologie, les sciences, il sera d’ailleurs diplômé de l’université de physique de Californie. Mais Cameron c’est aussi un artiste, il aime dessiner, peindre, et surtout le cinéma.

Il va tout naturellement réaliser un premier court métrage dans lequel il fait tout, le film s’appelle Xenogenesis. A noté que le film est financé par un consortium de dentistes alors que le film parle d’une lutte entre un homme et un robot (tiens donc).

Ce court lui permet de rencontrer Roger Corman qui l’engage dans sa compagnie New World Picture et va le placer sur différent projet en tant que directeur artistique, consultant effets spéciaux ou même décorateur sur New York 1997 de John Carpenter . Mais c’est sur Galaxy of Terror qu’il va se faire remarquer par des producteurs italo-americain qui vont lui confier la réalisation d’un long métrage : Piranha 2.

Ce qui pourrait s’annoncer comme une super nouvelle va en réalité être un fiasco totale que je décris plus dans un article consacré : 6 réalisateurs qui ont connus l’échec avant d’accéder au succès.

Après cette expérience traumatisante, il va écrire plusieurs scénarii, celui d’Aliens le retour et de Rambo II: la misson. La vente de ces scénarii lui permettent de pouvoir financer Terminator, son projet qu’il a eu en rêve pendant le tournage de Piranha II. Le film sera un succès planétaire.

Allez plus loin

couverture2J’espère que cet article vous aura plu. Vous pouvez me dire ce que vous en avez pensé en vous inscrivant ici.

Vous recevrez en cadeau de bienvenue mon livre

« Tout ce qu’on ne vous apprendra jamais à l’école de cinéma »

(et qui est pourtant essentiel pour réussir.)

Bonne lecture !

Tenez moi au courant de vos progrès !

A très vite !


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2 Responses to Ces réalisateurs célèbres qui n’ont jamais fait d’école de cinéma

  1. Mohamed SOF says:

    très instructif .

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