Critique film piège de cristal

Published on octobre 16th, 2017 | by Marc

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Piège de Cristal

Des terroristes prennent d’assaut une tour d’affaire, des centaines d’otages sont pris au piège, une seule personne leur a échappé et va tenter de libérer les otages, cette personne c’est John Mc Claine, un flic de New York…

Piège de Cristal est le 3ème film de John Mc Tiernan. Il sort en Juillet 1988 aux Etats Unis et le 21 Septembre de la même année en France avec un budget de 28 M $ et à rapporté plus de 140 M $. C’est donc clairement un succès commercial. Predator, le deuxième film de Mc Tiernan, était sorti en 1987 et avait remporté à travers le monde 98 M $ pour un budget de 15 M $. Piège de Cristal est donc son plus gros budget en 1988 et son plus gros succès.

10 Films notables sortis la même année : Le Grand Bleu, l’Ours, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Beetlejuice, le tombeau des lucioles, Frantic, Willow, Rambo III, Rain Man, Double Détente

C’est parti pour le test.

Histoire

15 / 20

Une prise d’otage et un homme de l’intérieur qui souhaite libérer les prisonniers. L’idée est nouvelle à cette époque et ce qui l’est d’autant plus, c’est que le personnage principal est un anti-héros. Maintenant ça semble aller de soi. Mais à l’époque c’est une révolution. N’oublions pas que la même année sort Rambo III, Double détente ou Cyborg avec Jean Claude Van Damme, la mode est aux héros invincibles. Ici John Mc Claine fuit, se fait mal, fait des coups irréguliers, tout ce que ne ferait pas un héros traditionnel. De plus l’idée d’un huit clos, avec unité de lieu et temps, est vraiment nouveau. Il n’y a pas de film équivalent dans le domain de l’action, et il n’y en a pas eu beaucoup après.

L’histoire dans sa catégorie, c’est à dire le film d’action, est plutôt intéressante : une prise d’otage en temps réel vécu de l’intérieur par un antihéros. Tout ça est très intriguant. 

Scénario

18 / 20

Autant le dire tout de suite, le scénario est incroyable. Sans aucun doute un des meilleurs écrits à ce jour pour un film d’action.

Alors pourquoi ? Procédons par ordre :

L’introduction de personnage. John est dans un avion qui attérit en Californie. Il est nerveux, son voisin de siège s’en rend compte et lui suggère de faire la pointe avec ses orteilles pour se détendre, il rajoute que ça fait plusieurs années qu’il pratique ce métier. John prend en considération ce qu’il lui dit. L’avion est à l’arrêt Mc Clane prend une peluche géante dans les bagages et sa veste laisse apparaît un holster et une arme dedans. Le voisin s’en rend compte et blêmit. Mc Clane s’en rend compte et lui dit qu’il est flic depuis un paquet d’année. Mc Clane sort de l’avion en faisant du charme avec l’hotesse. Le cadre est posé.

En une scène on apprend :

  • le job du héros : c’est un flic
  • sa nervosité en altitude.

Il a donc une faiblesse annoncée d’entrée de jeu, ce qui le place dans la catégorie antihéros.

  • Il a le sens de la rhétorique car il ré-emploie la même syntaxe pour répondre à son voisin que celui ci a employé à son encontre.
  • Et enfin il se prend pas au sérieux avec l’ourson et la drague avec l’hôtesse.

Tout passe naturellement, rien est forcé. Et tout le film sera comme ça, une impression de facilité déconcertante alors que ce qu’on vient de voir est très élaboré.

Là d’ailleurs ce qu’on ne calcule pas encore c’est l’annonce de la pointe avec les orteils qui aura des répercutions terribles sur le personnage qu’on ne peut bien sûr pas mesurer maintenant.

Car ça passe d’abord pour une info, puis pour une blague et enfin pour une faiblesse rajoutée au Héros.

Enfin l’autre annonce est l’ours qui sert à la fois à laisser sous entendre qu’il a un enfant (ou qu’il va en rencontrer) et qu’il y a une occasion particulière soit un anniversaire ou Noel.

Reprenons, John arrive à l’aéroport avec son ours sous le bras, on comprend à la vue des sapins décorés que c’était pour Noel. Il attend un taxi. On comprend donc qu’il n’y a pas de famille qui a pu venir le chercher, qu’il ne rentre pas chez lui, mais qu’il va chez des gens. Un taxi nerveux l’attend avec une pancarte avec son nom marqué dessus.

Je m’arrête un instant dessus. Sur la pancarte. Elle illustre un des thèmes discret du film, que peu de personne se rende compte, mais qui inconsciemment donne de la cohérence au film et à sa progression.

C’est le thème de l’identité. Ce film parle de qui on est, et de la fonction qu’on incarne.

Dans l’avion, nous avions la première piste, les deux passagers de l’avion se présente l’un à l’autre. L’un révèle qu’il est dans la médecine, l’autre qu’il est flic. Ici un chauffeur va rechercher une personne par son nom. Ils vont bien sur se présenter l’un à l’autre. Et on apprendra que le chauffeur débute. Nous avons donc deux personnages qui révèle leur identité et qui se caractérise par leur fonction. Un annonce qu’il est flic, l’autre chauffeur. Et tout deux ne sont pas à l’aise, l’un parce qu’il est flic hors de sa juridiction et l’autre parce que c’est son premier jour de chauffeur. Ce qui implicitement crée un lien entre les deux personnages qui sont un peu perdus.

Le chauffeur parvient à faire dire à Mc Clane qu’il vient rejoindre ses enfants et sa femme avec qui sa relation s’est dégradée. Le chauffeur lui propose alors de ne pas partir loin afin que si jamais ça se passe mal avec sa femme il sera dans les parages pour l’emmener ailleurs.

Une fois de plus, tout est fait avec facilité, on a pas l’impression d’une scène informative. Pourtant nombreuses sont les infos qu’on apprend :

  • Mc Clane est un flic hors de sa juridiction
  • Il est sur le point de divorcer avec sa femme
  • Il doit retrouver sa femme dans la tour Nakatomi Plaza
  • Sa femme est une carriériste
  • Il a des enfants

Tout passe tranquillement et en plus, il y a des annonces, l’ours qui reste dans la voiture et qui permettra de servir d’interlocuteur à l’allié du Héros c’est à dire le chauffeur et bien sûr le stationnement du chauffeur non loin de la tour.

Mc Clane arrive dans la tour et demande à l’accueil s’il peut rentrer pour rejoindre la fête au sommet de la tour où se trouve sa femme. Le gardien lui explique qu’il doit utiliser un écran tactile pour retrouver sa femme et voir si elle est bien là.

Cette utilisation de l’écran tactile à plusieurs utilités :

  • placer l’univers du récit : on est dans un environnement technologiquement pointu (les écrans tactiles étaient très rares dans les années 80)
  • faire chercher le heros le nom de sa femme.

John cherche sa femme au nom de Mc Clane et ne la trouve pas. Elle est en réalité sous le nom de Gennero, son nom de jeune fille. Si John avait demandé au gardien si le nom de Mc Clane puis de Gennero était présent parmi les invités, l’implication du héros aurait était à l’oral, donc moins cinématographique, où là nous voyons le héros et sans texte nous comprenons.

Le thème de l’identité de nouveau, sa femme (fonction) pour son travail (fonction) change de nom (identité).

Mc Clane arrive dans la fête, il y a une séance de présentation (thème d’identité de nouveau) ce qui permet également de présenter les différents protagonistes. Le vieux Takagi qui est le patron de Holly, la femme de Mc Clane, c’est un peu l’homme fort du lieu, donc l’archétype est le Roi. Il rencontre également Hellis qui est un prétendant d’Holly et qui est un faux alliés.

En parallèle l’arrivée des ennemis. La menace qui se rapproche de la tour nous permet de supporter les scènes de présentation, parce que nous sommes tenus par l’idée qu’il va se passer quelque chose.

Mc Clane s’engueule avec Holly sur l’utilisation de son nom de jeune femme. A noté que John se trompe sur le nom d’une ville (une fois de plus l’utilisation d’un mot à la place d’un autre comme Holly avec son nom de jeune fille). Cette scène est capitale et a dû être difficile à écrire. Pourquoi ?

  • Parce qu’elle doit faire comprendre dans leur engueulade qu’on comprend pourquoi ils veulent divorcer.
  • Qu’on doit comprendre qu’il y a quand même encore d’amour entre eux.
  • La scène doit être suffisamment courte pour ne pas ennuyer les gens qui sont venus voir un film d’action et pas un film de moeurs.

A noter l’utilisation subliminale d’un couple entrant :

Holly et John se retrouvent. Un couple rentre par erreur dans leur chambre en s’enlaçant, ce qui introduit l’idée inconsciente de sexe (ou d’amour pour les plus romantique d’entre vous, parce qu’on se doute que c’est ce que le couple va faire) Holly enchaîne ensuite en demandant à John de revenir à la maison. En disant en premier lieu que ça ferait plaisir aux enfants, on se doute que c’est une excuse. Elle s’en rend compte et affirme que ça lui ferait plaisir également et on se doute pour quoi faire.

Alors qu’on se dit que la partie est gagnée pour John, il se sent obligé de remettre sur le tapis l’utilisation du nom de jeune fille. Et la dispute démarre, laissant John seul.

A noter qu’une fois de plus, c’est essentiel, John se doit de ne pas être avec sa femme pour vouloir la sauver. Logique. Cette scène a, entre autre, cette fonction. L’autre fonction essentielle, c’est qu’elle permet de montrer qu’ils s’aiment mais que John s’attache trop à l’aspect de l’identité liée à la fonction.

Le scénariste déclinera ce thème tout du long du film, jugez plutôt :

  •  Hans Grubber cherche à savoir qui est Takagi.
  • John cherche à savoir l’identité des tueurs et note leur nom.
  • John appelle la radio de police, on lui demande de décliner son identité
  • John voit une voiture de police rouler n’importe comment, et se demande qui est au volant
  • John se fait appeler le cowboy
  • John se fait appeler Roy
  • Grubber s’interroge sur l’identité de la personne qui a nommé Holly directrice
  • Holly masque se photo de famille révélant son identité et son lien avec John
  • John découvre l’identité de Powel
  • On découvre l’identité de Grubber
  • Grubber découvre l’identité de John
  • John décline les différentes façon de l’appeler : « une bonne soeur m’appelait « Mc Clane », mes amis m’appellent « John », vous, vous n’êtes personne. »
  • Ellis dit qu’il connait John alors que c’est faux
  • Le maire adjoint demande à John de décliner son identité
  • Les deux agents spéciaux Johnson et Johnson qui ont le même nom mais qui ne sont pas de la même famille.
  • Scène mythique entre John et Grubber (qu’il n’a jamais encore rencontré) Grubber prend l’identité d’un otage pour feinter John.
  • Grubber comprend qu’Holly est la femme de John.
  • Un journaliste demande à Holly comment elle s’appelle, John répond Holly Gennero, elle réplique Holly Mc Clane

Steven E. De Souza signe un scénario extrêmement bien écrit, et parvient à faire passer un thème existentiel dans un film d’habitude associé à des thèmes basiques. Le rythme est effréné on ne s’ennuie pas une seconde, un must du genre. 

Lumière

16 / 20

Jan de Bont fait fort, la lumière caractérise particulièrement bien ce film. On est pas dans la lumière esthétisante des films de Jean Pierre Jeunet ou de Tim Burton. Ici on est dans l’efficace. Les flairs sont multiples, et contribuent à l’aspect spectaculaire du film. L’utilisation du flair pour l’apparition du tank par exemple est juste essentielle pour donner la sensation de puissance, couplé bien sûr au cadre qui laisse apparaître le véhicule. On se rend d’ailleurs compte sur un autre plan que le tank n’était pas si impressionnant, mais l’espace d’un instant la lumière à amplifier la sensation.

Il y a un très bon travail de spatialisation, avec des ambiances lumineuses distinctes et des cadres cycliques pour bien identifier le lieu où se trouve le personnage.

Un travail élégant, efficace, fait de flair et de contre jour.

Direction comédien

15 / 20

Alors bien sûr on est pas dans le rôle de composition, rappelons que nous sommes dans un film d’action, mais Alan Rickman, est incroyable.

C’est acteur fabuleux, trop injustement sous utilisé.

Dans ce film, il est un pendant fort au héros incarné par Bruce Willis. Rickman est intense, gracieux, méthodique, c’est l’école Shakespearienne de Londre. J’adore les comédiens qui sortent de cette formation. Bref, Rickman est puissant, d’autant qu’il joue la moitié du film au téléphone ! La scène de la trahison sur les toits et extrêmement bien mené, Rickman doit jouer un otage pour leurrer Mc Claine. Il doit alors jouer un otage en train de jouer la comédie. Il ne peut alors pas jouer parfaitement, sinon le spectateur se dirait qu’il est comédien, et il ne doit pas surjouer sous peine de quoi le stratagème serait grossier et on ne pourrait pas croire que Mc Claine tombe dans le panneau et enfin il ne doit pas jouer un personnage trop éloigné du personnage qu’il joue (Grubber) sous peine de quoi le spectateur se dirait qu’il n’est plus l’homme qui est sensé être à l’origine…

Autant dire que Rickman est sur un fil. Et c’est non seulement remarquablement interprété, mais en plus, avec une sensation de facilité et de naturel qui est bluffante.

Bruce Willis maintenant. Il apporte une bouffée d’air frais dans le film. Il est drôle, jeune, dynamique mais surtout frais. C’est vraiment le mot qui correspond le mieux à Willis dans ce film. Et c’est sans doute pour ça qu’il a tant plu. Il apporte une fraicheur qu’un Kevin Costner n’aurait pas apporté. Il a une spontané qui est désarmante. On a envie de s’attacher avec se personnage, car il nous est sympathique immédiatement. C’est vrai que le scénario est magnifiquement écrit, mais je crois sincèrement que Bruce Willis n’est pas un grand comédien, mais c’est un acteur qui a une connexion agréable avec le spectateur, et du coup, on lui pardonne tout. ce n’est pas le seul bien sûr, il y a en a plein d’autre : Jean Paul Belmondo, Jamel Debouse, Lino Ventura, Eddie Murphy, etc… Bruce Willis fait partie de ces comédiens, et le fait qu’il fasse ses débuts sur le grand écran, et c’est une star qui va éclore, contribue à donner une aura au film à posteriori sur l’interprétation de Willis qui est juste mais qui est surtout très agréable.

Et la confrontation entre Willis et Rickman est un vrai régal. Le film pourrait durer bien plus longtemps tant ces deux comédiens nous ravissent.

Alors que dire des autres ? La plupart sont bien casté mais transparent. Une note particulière pour trois comédiens :

  • Reginald Vel johnson

Il joue le rôle de Powel, il est tout en retenu en nounours pépère qui est perturbé dans sa routine qui cache un lourd secret. Son rôle est très bien joué, il apporte plus d’humanité à Mc Claine, et leur complicité à distance est vraiment visible, alors qu’ils n’ont qu’une scène physiquement ensembles ! C’était vraiment casse gueule de tenter un duo de ce genre, mais c’est brillamment exécuté.

  • Hart Bochner

Il joue le rôle du Faux Allié dans le film, il a pour nom : Ellis. Ce type est plutôt beau gosse dans la vie, et intelligent, mais dans ce film on dirait vraiment un parfait imbécile imbu de lui même. Il apporte beaucoup d’humour et est un ingrédient important du film. Sa grande scène avec Alan Rickman est particulièrement bien écrite et Ellis est ridicule à souhait dans cette scène. C’est vraiment la marque d’un très bon comédien.

  • William Atherton

Une mention spéciale pour William Atherton qui est lui détestable à souhait dans le rôle du journaliste qui met son nez partout. Le casting est bon, c’est vrai, son physique est antipathique de base, mais il faut admettre qu’il joue son avec une perfidie vraiment délicieuse.

Pour le reste des méchants, et pour la femme de Mc Claine, rien d’inoubliable, il y a même le blond avec les cheveux longs qui cabotine pas mal, mais la palme revient quand même à Lorenzo Caccialanza qui joue le rôle de Marco qui en fait des caisses.

Si on oublie les rôles secondaires, Bruce Willis et Alan Rickman sont au sommet de leur art. Un pur plaisir pour le spectateur. 

Mise en Scène

14 / 20

John Mc Tiernan est un super réalisateur. Ce n’est pas, et ne sera jamais un réalisateur génial. Il lui manque la créativité d’après moi. Mais il est, du moins à l’époque, dans l’exploration. Et ça se sent dans Piège de Cristal. Il a essayé de théoriser les mouvements, comment chaque travelling devait en appeler un autre. L’utilisation des focales est très intéressantes, comme pour la scène de l’apparition du Tank par exemple. Mais l’utilisation d’intensificateur tel que la lumière (et flaire) et d’amplificateur tel que la fumée, les étincelles et l’eau sont très bien utilisés.

Mc Tiernan utilise comme personne les longues focales ce qui est assez rare pour un réalisateur de film d’action pour être signalé. Ça confère d’ailleurs une ambiance très sympa au film.

Le montage, lui, sans bousculer les codes, est très bien minuté. La scène où Bruce Willis se jette du haut du gratte ciel, pour après être entraîné vers le vide, est parfaitement orchestré et donne une scène mémorable.

L’utilisation du ralenti est bien dosée, et n’est enclenché qu’à bon escient.

Sans révolutionner la mise en scène, Tiernan est très appliqué dans les mouvements de caméra, l’utilisation de procédé d’amplification, et la chorégraphie des scènes d’action est juste efficace.

Son

16 / 20

La musique de Michael Kamen est indisociable de Piège de cristal. Sa partition très longue pour l’époque est à la fois atmosphérique et orchestral et ça aussi c’est assez rare. Certains thèmes prennent pour point de départ la 9ème Symphonie de Beethoven (9ème Symphonie qui est elle même utilisée dans le film) les thèmes sont élégants, présent sans être facilement mémorisable. Il est difficile de fredonner l’air de Piège de Cristal une fois sortie du film, pour autant dès les premières notes, lorsque le film commence, tout revient.

L’ambiance sonore est soignée et les dialogues sont d’anthologies.

Michael Kamen signe une partition originale, novatrice tout en s’inscrivant dans une tradition symphonique.

Direction artistique

13 / 20

Ce n’est pas pour la direction artistique qu’on pourrait être tenté d’aller voir Piège de Cristal. Pour autant est elle bonne ou mauvaise ? Y a-t-il des fausses notes ?

Il y a une recherche pour uniformiser l’univers. Tout se passe le jour du réveillon, et on y croit. On est dans les années 80, donc les costumes font un peu datés, mais à la fois, le film se passe à cette époque, ce n’est pas comme la guerre des étoiles qui fait année 70 avec les pantalons patte d’éléphant alors qu’on est sensé être dans le futur. C’est pas pareil.

La direction artistique tient donc la route, chaque costume, chaque coiffure caractérise bien les personnages. Une petite préférence pour le choix d’Alan Rickman lorsqu’il arrive la première fois dans le bâtiment et qu’il s’adresse aux futurs otages, il a une attitude (voulue) et des accessoires (bien) choisis qui le font passer pour un prêtre, ce qui est à la fois drôle et tragique.

La direction artistique, sans être le centre du film est suffisamment bien faite pour qu’on ne détecte pas de fausses notes.

Effets Spéciaux

14 / 20

On est pas dans le seigneur des anneaux, donc forcément parlé effets spéciaux n’est pas forcément primordial, pour autant le peu d’effet qu’il y a, c’est à dire les explosions, les fusillades, les cascades sont impressionnantes (avec une mention pour la chute d’Alan Rickman).

Les faux fonts passaient bien à l’époque, maintenant, notamment au début, avant la nuit, les fonds dans le bureau d’Holly, sont grillés. Mais vue son âge avancé, on ne lui tiendra pas trop rigueur.

L’ensemble est plutôt de bonne facture.

EN RESUME

PIEGE DE CRISTAL est :

– le meilleur film de John Mc Tiernan

– incroyablement bien écrit

– beaucoup plus fin qu’un vulgaire film d’action

– avec une lumière bien travaillée

– sans temps morts

– avec Bruce Willis qui débute et qui déchire tout

– avec Alan Rickman incroyable de charisme et de justesse

– des seconds rôles bien travaillés

– avec l’une des meilleurs musiques de Michael Kamen

– devenu un film culte

– un des meilleurs films d’action jamais réalisés

un film à voir et à revoir

Note Finale

15,375 / 20

Piège de Cristal

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