Alita

Un réparateur de robot trouve dans une décharge un robot fille avec un cerveau d’humain encore actif, il la répare et décide de l’appeler Alita, le nom de sa fille. Il ne va pas tarder à découvrir qu’Alita n’est pas une inoffensive petite fille, mais un redoutable robot guerrier…

Alita : Battle Angel est le 18ème film de Robert Rodriguez. Il sort 14 Février 2019 avec un budget de 200 M $ là où le budget moyen de ses films avoisine les 26 M$. C’est clairement son film, à l’heure actuelle, le plus coûteux (le budget total de ses films (à l’exception d’Alita) est de 400 M$ soit juste le double de celui ci). Le film a déjà rapporté 400 M$. Soit le double, le coefficient des films de Rodriguez se situe plutôt à 2.84 par rapport au budget initial (20.5 si on intègre le résultat de son premier film, mais qui est l’arbre qui cache la forêt), donc plutôt bénéficiaire, même si ses deux derniers films ont été des échecs aux box offices, mais la série s’arrêtera ici, vu qu’Alita est dors et déjà bénéficiaire.

10 Films notables sortis la même année : Captain Marvel, Toy Story IV, Ralph II, Roi Lion, Grâce à Dieu, le chant du Loup, Dumbo, Aladdin, Us, Reine des neiges II

C’est parti pour le test.

Scénario

14/20

La difficulté lorsque l’on parte du scénario d’une adaptation c’est qu’il y a toujours le risque de blâmer un film pour le déroulé de l’histoire alors qu’en réalité elle est fidèle au roman (ici au manga) et que le problème initial vient du matériaux de base et idem pour les bonnes trouvailles. J’ai moi même lu les mangas, et je vais évertuer à ne parler que du film, comme si le manga n’existait pas. C’est, je pense, la démarche la plus saine.

Le film débute par un plan d’exposition qui nous montre le contexte actuel : une citadelle futuriste survolant une ville en contrebas qui sert de déchetterie. Un réparateur de robot, Dr Dyson Ido, se déplace dans la fameuse décharge situé sous la citadelle volante et tombe sur la tête de notre future héroïne. Il vérifie l’état de son cerveau, celui ci est en état de fonctionnement. Il lui greffe un corps et il la remet en état de marche.

Voilà pour l’exposition. On comprend par la suite que le corps qu’il lui a attribué est en réalité celui qui était destiné à sa fille qui était paraplégique. Le réparateur donne d’ailleurs le nom de sa fille au robot : Alita.

Alita sort d’abord sous le regard de son père, mais alors qu’elle est veut sauver un petit animal qui va se faire piétiner par un robot policier, elle fait preuve d’une agilité que l’on comprend peu commune, qui attire l’œil d’un jeune homme passant par là. La conversation entre les jeunes gens s’engagent et on voit naître la romance entre eux deux.

Cette scène est assez efficace, elle permet de placer Alita dans une scène d’action, et permet à la fois de la caractériser :

  • elle a bon cœur (elle veut sauver un être sans défense)
  • elle est courageuse (elle est face à un robot bien plus massif qu’elle)
  • elle est agile (par le biais de ses roulades elle parvient à sauver l’animal)

Et cette scène permet également de la mettre en relation avec un autre personnage important de l’histoire : Hugo.

Alita va alors rapidement prendre ses aises, et déambuler dans la ville sans la surveillance de “son père” et avec Hugo. Elle va y apprendre à utiliser les rollers pour jouer à une sorte de basket futuriste, où il est possible uqi’l y ait du contact. Bien évidemment au départ Alita se révèle pas à la hauteur notamment par le biais du personnage black du pote d’Hugo (qui n’a pas de nom dans le film) qui la chahute. Elle va alors prendre sa revanche et montrer à tout le monde qu’elle peut tenir la dragée haute à tout le monde.

C’est la scène typique du héros, qui face à la difficulté apprend et se dépasse. Ici c’est teinté de girl power, pas forcément nécessaire mais qui va bien dans l’air du temps. On notera que les personnages du pote d’Hugo, que ce soit le personnage joué par Jorge Lendeborg et celui joué par l’asiatique Lana Condor sont des pures faire valoir, n’ont pas de courbe narrative, et ne sont qu’en réaction fassent aux événements, et ils ont aussi la fonction de remplir le quota de diversité dans le film.

Nous arrivons ensuite à la séquence de l’activité nocturne d’Ido. Celui ci s’absente la nuit, et revient plus tard avec des blessures. Alita est inquiète d’autant qu’aux informations on apprend qu’il y a des meurtres la nuit envers des robots. Alita, et le spectateur, émettent immédiatement des soupçons sur Ido. Alita décide donc de le suivre pour se rendre compte qu’il n’en est rien, bien au contraire Ido est une sorte de justicier.

Cette fausse piste est très bien menée, et a placé tous les éléments en amont pour qu’on y croit.

C’est un bon point, et ça donne plus de dimension au personnage d’Ido, à la fois une sorte d’aura de mystère, et de bonté.

Alita va bien sûr intervenir pour aider Ido dans sa volonté de se faire justice. C’est la première scène de combat a proprement parlé. Alita met bien sûr tout le monde d’accord grace à sa vélocité et ses réflexes. Alita va donc sauver son “père” et elle va lui demander d’accepter qu’elle soit également une justicière comme lui. Il refuse évidemment, mais l’emmène néanmoins dans le centre qui permet de se faire payer en tant que mercenaire. C’est une annonce qui servira par la suite.

Bien sûr Alita va refuser d’être cantonné à être une gentille jeune fille, alors qu’elle aimerait de l’action et pouvoir utiliser ce potentiel qu’elle sent en elle. Le film va alors se développer comme ça, la volonté de trouver sa place dans la vie (être une justicière) et de protéger ceux qu’elle aime (Dr Ido et Hugo) contre les membres d’une sombre organisation dirigé par un mystérieux homme de l’ombre qui opère depuis la citadelle dans les nuages.

Survolons un peu les personnages et leur évolution :

Alita

Elle a une bonne courbe, elle passe de la naïveté docile à la naïveté combattante, puis toujours aussi naïve mais amoureuse, et enfin lucide et vengeresse. Son personnage est touchant parce qu’elle a une part d’innocence, elle est aussi impressionnante de part ses capacités de combats et sa ténacité comme dans la scène où elle est complètement démembré mais elle continue à se battre. Ce qui fait penser d’ailleurs à la scène de fin du Terminator (James Cameron en était le réalisateur et il est le producteur d’Alita).  Ce personnage aurait pu être irritable parce qu’invincible comme peut l’être DeadPool ou One Punch Man, qui sont pour moi de mauvais personnage parce qu’il est difficile de vibrer pour eux car trop fort, Alita est très très forte, et elle aurait pu être dans ce cas, mais heureusement les scénaristes ont utilisé l’effet Superman, c’est à dire qu’un personnage est lui inattaquable, mais sa faiblesse réside dans les autres. Et Alita son point faible c’est Ido et Hugo. S’il leur arrive quelque chose, elle est anéhantie. Du bon travail donc.

Dr Dyson Ido

C’est pour moi le personnage le plus intéressant de ce film. Il est tour à tour touchant, mystérieux, sage, inventif. C’est un bon mélange entre l’archétype du personnage du père, et du magicien. Il permet d’envoyer de bonne balle au personnage d’Alita qui les renvoie avec facilité parce que bien servi.

Hugo

Il a aussi une courbe intéressante, on démarre sur un gamin des rues pas vraiment original, qui tombe amoureux de l’héroine, vraiment pas original. Mais par la suite il se révèle plus sombre qu’il n’y parait avec son activité nocturne de démembrement de robot. Ce qui l’oppose immédiatement à Alita, d’autant qu’il travaille pour l’organisme des antagonistes de l’héroine. Bonne situation, et le passage où Alita donne littéralement son coeur à Hugo qui le refuse, parce qu’il l’aime (alors qu’il pourrait faire beaucoup d’argent avec) c’est une belle scène, qui donne plus de profondeur à ce personnage qui finalement n’a qu’un grief c’est d’être l’amoureux faiblard de l’héroine toute puissante.

On attaque les antagonistes du films.

Chiren

C’est un autre archétype celui du faux ennemi. Elle est opposée aux héros de part sa position dans l’organisation du crime et son appartenance à l’homme de l’ombre. Et malheureusement son personnage est un peu trop évident pour n’être pas caricatural. Heureusement, ce personnage aussi obtient un niveau supplémentaire de profondeur au moment où elle laisse vivre Alita qui vient de “perdre” son copain.  On notera que ce retournement est certes bien vu mais que la manière dont il a lieu est complètement improbable ! Alors qu’Alita se réfugie dans une église en ruine, Chiren est là cachée derrière des colonnes… Alita n’a en aucun cas prémédité d’être là, elle se déplace à grande vitesse, l’église était cloisonnée, comment se fait il que Chiren, en tailleur et talon aiguille est pu se trouver là au beau milieu de la nuit ? C’est complètement impossible. Autre la pilule un peu dur à avaler, la scène sauve la profondeur de ce personnage qui était bien trop pauvre au démarrage.

Zapan

Un nouvel archétype, du guerrier cette fois ci. C’est un guerrier du mal, mais il est véritablement grotesque. Il est toujours dans la confrontation, et n’apprend rien de rien, c’est à ce demander comment il n’a pas déjà été abattu tellement qu’il est bête. C’est la caricature du méchant sadique au cinéma. Pas inoubliable donc.

Vector

C’est un personnage plus intéressant parce qu’il est dans la conspiration, il est trouble. Il n’y a pas d’évolution pour la simple est bonne raison qu’il est régulièrement possédé par l’homme de l’ombre. Ce qui amoindri la force de ce personnage, tout en donnant plus d’ampleur à l’homme qui manipule tout ça. Là où Zapan est les bras, lui c’est plus la tête de l’organisation.

Le rythme quand à lui est bien enlevé, il y a ce qu’il faut de scène d’action, d’émotion, de pause, et de réflexion. Le film est bien construit.

Un scénario plutôt bien mené, sans pour autant révolutionner le genre, le film est composé de personnages qui ont pour la plupart plusieurs niveaux de compréhension, ce qui est appréciable. C’est du bon travail.

Sens et Profondeur

16/20

Alita est une métaphore du passage de l’enfant à l’âge adulte. Alita est une ado au départ qui commence à découvrir la vie (en mangeant du chocolat et des oranges) encore dans les jambes de son père. Mais rapidement, elle va prendre son essor et découvrir l’amour en la personne d’Hugo à qui elle donnera littéralement son coeur (jolie séquence d’ailleurs).

Le professeur Ido se comporte comme le père d’Alita, tout d’abord en lui procurant le corps prévu pour sa fille et son prénom. Ido considère Alita comme sa fille. Alita, elle, se comporte à la fois comme sa fille et cherche à se défaire de l’emprise de son père (en lui disant que ce n’est pas son père) soit elle se comporte comme une adolescente. De plus, elle découvre comme dit plus haut l’amour auprès d’Hugo, on est bien dans l’adolescence. Et le passage de l’enfance à l’age adulte est d’autant probant lorsqu’il s’agit du changement de corps d’Alita. Lorsqu’elle découvre le vaisseau abandonné, et qu’elle ramène un corps de guerrier. Ido, à contre coeur (il ne veut pas que sa fille grandisse trop vite) accepte de changer son ancien corps pour le nouveau qui lui sied mieux. L’assistante du docteur dit alors qu’il semblerait qu’Alita était plus âgée qu’ils ne l’auraient cru. Une fois de plus on est dans l’adolescence.

Alita parle donc du passage de l’enfance à l’âge adulte.

Mais le film aborde aussi un autre aspect qui est celui de l’identité.

 

  • Alita cherche à savoir qui elle est réellement. C’est même une des trames majeurs.
  • Mais ce n’est pas la seule à avoir un problème avec son identité, le Dr Ido, même une double vie, professeur le jour, justicier la nuit.
  • Hugo est un ado lambda le jour, et un contrebandier la nuit.
  • Et enfin le sommet de ces problèmes d’identité, c’est l’homme de l’ombre qui possède le corps de ses sbires pour parler en son nom à travers eux.

Le dernier thème est celui de la transcendance. Le film parle en réalité d’une fille partie de rien, elle apparait dans une déchèterie et qui va symboliquement essayer d’atteindre le sommet, la ville de Zalem. Les personnages situés dans Iron City, son des personnages préoccupés par leur corps. Ils peuvent se faire démembrer, se faire réparer, se faire modifier. Cette ville reçoit également des déchets, de la matière en somme, on est de nouveau dans le concret et enfin elle est dominée par une ville qui la surplombe, et par le fait qu’elle soit au dessus, ça met en valeur le fait qu’elle est… en dessous. Donc elle est en bas et Zalem en haut. Le bas, c’est ce qui est terrien “terre à terre” et ce qui est en haut est “élevé”. Pour Zalem, elle est la destination finale, la transcendance. Lorsque Zalem est évoqué c’est pour parler de rêve, d’ailleurs, d’idéal. C’est une ville dont le contenu est éthéré. De plus à l’intérieur de Zalem se trouve l’homme de l’ombre qui possède les corps, par la seule force de son esprit. Lui semble ne pas avoir de corps à proprement parlé mais un esprit qui controle le corps des autres, de ceux qui sont en bas.

Et comme Alita souhaite passer d’Iron City à Zalem, symboliquement ça implique qu’elle souhaite passer de l’état basique, primitif (le corps) à un état supérieur, plus élevé qui recèle tous les secrets.

Alita est un film plus subtile qu’il n’y parait sous ses airs de films d’action, il parle d’identité, de passage de l’enfance à l’âge adulte et enfin de transcendance.

Lumière

15/20

La lumière est réussie, quand on sait que c’est Bill Pope au commande, on est pas surpris. Le travail est de qualité, même si on pourrait trouvé que l’ensemble est parfois trop propre, presque sage. Les plans sans avoir une dominante marquée sont assez électrique dans leur texture, quasi bleu, sans jamais avoir des nuits américaines, mais les bleus sont électriques, les couleurs sont plus contrastés. Sans jamais être trop assumé, c’est assez bien fait. On a un film qui lorgne sur du film noir sans pour autant jouer la carte à fond, idem pour les couleur qui sont accentuées mais qui jamais n’éclatent. L’ensemble marche bien mais donne une sensation de film propre sur lui, efficace, puissant, futuriste mais finalement peut être un peu prévisible. En ça la lumière ne déçoit jamais même si elle manque peut être d’un je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu plus originale.

Un beau travail bien calibré pour le film, sans jamais révolutionner le genre. 

Direction de Comédien

12/20

A tout seigneur tout honneur, commençons par Alita interprété par Rosa Salazar. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas auprès d’elle qu’il faut chercher la meilleure interprétation. Ce qu’elle fait est correcte sans plus, le film n’est paradoxalement pas porté par elle. C’est aussi la seule dont la prestation est numériquement modifiée, avec les fameux yeux grossis. Si les yeux ne dérangent pas, par contre il ne donne pas plus d’émotion. En revanche, elle est crédible dans les scènes d’action, et c’est bien là l’essentiel pour un film qui se veut d’action.

Maintenant on va basculer à la prestation que je trouve la plus réussie : celle de Chritoph Waltz dans le rôle du Dr Ido. Il est plus que crédible, il incarne le personnage. Bien que son rôle soit bien écrit, Waltz comble le vide, il donne de la vie à son personnage. C’est clairement dans le cadre d’un projet de ce genre qui n’est pas un “film de personnage”, ce n’est clairement pas le propos central ici, pour autant Waltz nous donne une interprétation surclassée, quatre étoiles. Bravo.

Passons maintenant à la déception : Chiren par Jennifer Connelly. Aïe, que sa presta est maladroite. Pas juste pour le coup, elle est en dissonance avec le film. Elle semble jurer avec l’univers à chaque apparition. Il est vrai qu’elle n’est pas aidée, ni par l’écriture de son personnage, ni par son look, pour autant, son interprétation ne sauve pas l’ensemble. J’adore Jennifer Connelly que je suis depuis longtemps, pourtant ici, elle n’est pas à la hauteur.

Et terminons sur l’interprétation de Ed Skrein dans le rôle de Zapan. Le moins que l’on puisse dire c’est que la subtilité n’est pas son fort. Qu’elle interprétation en force ! Ça cabotine dans tous les sens. Alors je veux bien que son personnage ne soit pas d’une finesse extraordinaire, mais lui pour le coup en tant qu’interprète ne fait que souligner ce que l’on voit déjà et n’apporte rien à ce personnage extrêmement prévisible.

Ce n’est pas le point fort de ce film. Mais on pourra retenir la prestation de Christoph Waltz qui tire son épingle du jeu.

Réalisation Et Mise en Scène

15/20

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un fan de Robert Rodriguez, je trouve qu’il n’a pas de style, et qu’il est brouillon dans ce qu’il fait. Ce n’est pas, pour moi, de la belle mise en scène.

En revanche ici, il s’est appliqué, sa mise en scène est nerveuse, lisible et efficace.

La séquence en motorball est notamment très puissante, il arrive à nous faire rentrer dans la scène qui est pleine de fureur et d’énergie sans jamais qu’on soit perdu de ce qui s’y passe, tout est extrêmement lisible. Idem pour les scènes de combat qui reprennent le manga pour la plupart des angles sans pour autant faire du copié collé, trouve son propre rythme et ça marche. Les scènes de combat sont jouissives et mérite à elles seules d’aller voir le film.

Pour les scènes plus intimistes, Rodriguez n’est pas pour autant ridicule, il arrive à trouver un angle pour la traiter avec intérêt qui semble lui convenir, à aucune moment on sent un désintérêt de sa part, et c’est déjà bien. A mon sens un des Robert Rodriguez les plus réussis au niveau de la mise en scène, même si ses fans le trouveront peut être trop sage ici.

Alita est bien mis en scène, ce qu’on retiendra ce sera les scènes d’action qui sont survitaminées et puissantes, et on appréciera un vrai respect visuel de l’oeuvre originale.

Travail Sonore

16/20

Superbe musique de Junkie XL. Son style est assez reconnaissable très vite électro avec des nappes puissantes, déjà il m’avait tapé dans l’oreille dans Mad Max fury road, mais ici il est plus en nuance. Sa composition est tantôt électro, tantôt symphonique, parfois les deux à la fois. Certaines partitions sont nerveuses, d’autre plus sombre et énigmatique, et, chose rare chez lui, parfois touchante. C’est une belle composition qui insuffle à ce film un élan mythique.

Le sound design est recherché et on a pas l’impression d’avoir entendu un son déjà utilisé mille fois dans un autre film. De plus les doublages sont impeccable rien à redire.

Très bon travail de Junkie XL, une musique puissante, nerveuse et belle, un des gros points forts du film.

Direction Artistique

15/20

Il y a un gros travail au niveau de la direction artistique. Les décors sont très crédibles et vont parfaitement l’un avec l’autre. Iron City est très crédible, de jour comme de nuit, et même si on se doute que ça été tourné en studio, on y croit, on croit qu’il peut y avoir de la vie dans cette ville, c’est un beau tour de force

Les armures et les armes sont très belles et aussi crédibles, l’armure d’Alita semble plausible, même la dernière armure qu’elle récupère plus tard, qui semble plus brute, j’étais inquiet en la voyant, me disant que ça ne lui irait pas du tout, après la modification que l’armure opère sur elle même, on a l’impression qu’elle l’a toujours eu. L’armure de Zapan est aussi très bien faite, elle véhicule à la fois la plausibilité mais également le carractère du personnage, c’est du bon boulot.

Le local du Dr Ido est aussi très plausible, il y a ce qu’il faut de vie pour qu’on se projette en ce disant : oui c’est un lieu de travail.

En revanche, il y a certain lieu moins crédible que d’autre, celui de Vector avec Chiren semble bien vide pour une association de malfaiteur qui a du pouvoir, on a l’impression qu’il y a trois types dedans et c’est tout. Pas ce qui a de plus réussi.

Idem pour les vêtements de Chiren, son personnage semble venir d’une autre époque que celle du film. Et c’est typiquement le personnage avec des artworks qui devait être cool mais qui une fois réalisé “pour de vrai” fait faux. C’est typiquement l’effet que j’appelle “Cosplay”

Il y a un personnage pas terrible ni au niveau du design et de l’armure c’est celui de Nyssiana, le perso est moche, ses déplacements sont pas super et au final c’est un perso qui (même s’il a toute sa place dans l’univers) est mal réalisée. Il lui manque un je-ne-sais-quoi pour qu’on y croit.

Enfin, les extérieurs sont de toute beauté et auraient pu être un fiasco comme ça l’avait été pour la (fausse) fin de Blade Runner mais là, ça marche, les ruines du vaisseau abandonné marche très bien. C’est du très bon boulot.

A quelques exceptions près, c’est un excellent travail, on croit à Iron City et à l’univers d’Alita.

Effets Spéciaux

19/20

L’autre point fort du film. Les effets spéciaux sont si présents partout qu’on finit par plus les voir. C’est magnifique. On croit à Alita, ainsi qu’à Zapan, alors qu’ils sont soit partiellement, soit totalement numériques. Les décors numériques marchent du feu de dieu et les personnages réels sont parfaitement intégrés dans tout ça.

On voit mal ce qui aurait pu être amélioré c’est superbe.

Superbe.

EN RESUME

ALITA est :

– un très bon Robert Rodriguez

– un film plus profond qu’il n’y parait

– bien écrit

– avec Christoph Waltz

– sans Jennifer Connelly

– une musique de haute volée de Junkie XL

– une très bonne adaptation

– avec des scènes d’action nerveuses

– avec une direction artistique inspirée

– avec des effets spéciaux superbes

un film à voir

Note Finale

15,25 / 20

Bilan

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(Et qui est pourtant essentiel pour réussir)

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