Les 5 moyens de se faire des contacts dans le Cinéma

J’ai reçu beaucoup de questions sur comment parvenir à percer dans le cinéma. C’est une question légitime qu’on s’est tous posé un moment ou un autre. Car c’est vrai que le monde du cinéma est fermé, verrouillé. On y rentre pas juste avec un diplôme en poche. On parle souvent de coup de chance ou de hasard. Sincèrement je n’y crois pas, même si la chance intervient, elle ne fait qu’appuyer une démarche déjà mise en place. Si pas de démarche, pas de chance…

La meilleure démarche étant de “faire”, l’attente ne sert à rien, alors : hop au travail !

Maintenant que vous ne pouvez plus vous cacher derrière l’excuse de la chance, il reste une autre idée reçue, c’est que pour réussir il faut coucher. Oui, ce genre de méthode peut fonctionner, et pas qu’au cinéma, mais nous ne la retiendrons pas, car ce n’est pas une méthode pérenne et qu’éthiquement elle est… comment dire… quelque peu douteuse. Cependant cette méthode a le mérite de soulever un point intéressant, le fait de coucher nous rapproche (c’est le cas de le dire…) d’une autre personne. Et c’est précisément un point clef. On ne peut pas réussir au cinéma si l’on est seul. Tout réside dans ce que l’on appelle les contacts ou le réseau. Parce que là où le cinéma est un monde verrouillé, nos contacts auront certainement les clefs pour nous ouvrir les portes inaccessibles, et nous, à notre tour, nous pourrons en déverrouiller pour eux.

Le réseau est fondamental. D’autant que le cinéma est un art qui se pratique en équipe. Alors comment se faire des contacts ?

Vous voulez une méthode efficace pour réussir ?

Je vous en donne 5

L'école

dsc_0044-1000x500Les écoles de cinéma sont souvent catastrophiques, peu de moyen, peu de matériel, peu de profs motivés, mais très cher !

Cependant l’école a un atout indéniable, elle vous place en contact avec des gens qui aiment le cinéma.

Soyons clair, la plupart des élèves présents dans les écoles de cinéma sont là sans savoir pourquoi, ils ont fait cinéma à défaut d’autre chose, ou parce que ça fait cool sur un CV.

Dans ce contexte, avec une école qui vous met des bâtons dans les roues, des élèves qui attendent que le temps passe, vous trouverez des compagnons d’infortunes, des personnes motivées comme vous, et qui verrons en vous votre détermination.

Ces personnes seront de précieux alliés pour parvenir à terminer votre cursus scolaire et faire des projets de qualité, mais aussi parce qu’une fois l’école terminée vous aurez des contacts fidèles sur qui vous pourrez compter.

Et même si ces contacts sont comme vous étudiants ou post étudiants, vous ne serez plus seuls pour affronter la tour imprenable qu’est le cinéma et c’est bien connu que l’union fait la force.

La société

entreprisesFaire une société c’est être crédible. Bien souvent en sortant de l’école, on fait jeune, et si l’on veut réaliser un long métrage, il est difficile pour un producteur de se dire qu’il peut miser des millions sur les frêles épaules d’un jeune inconnu.

A la limite il le ferait si vous étiez le fils de Spielberg ou de Brad Pitt, mais si vous lisez ces lignes c’est que ce n’est pas le cas.

Alors comment faire ?

Il faut avancer masqué ! Et la société est le masque idéal.

Une société c’est une entité, on ne la juge pas à son âge mais à son rendement.  Si vous créez une société en lien avec le cinéma et que c’est un passage obligé pour un producteur (ou des techniciens) comme une société de location de matériel audiovisuelle ou dénicheur de lieu de tournage, ou une agence de casting par exemple, vous croiserez inévitablement des producteurs.

Ce ne sera alors plus vous qui irez à eux, mais eux qui viendront à vous.

Et le rapport sera d’autant plus saint que vous n’aurez plus l’impression de faire la manche (“s’il vous plait monsieur le producteur donnez moi de l’argent pour mon film”…) mais vous serez dans un rapport professionnel, c’est un donnant donnant. Par exemple : Vous leur faites un prix sur du matériel, il vous apprécie et vous leur proposez votre scénario. Simple non ?

Les Festivals

FestivalC’est la voie royale, on vous ouvre grand les portes du cinéma non pas pour vos contacts mais pour votre talent.

Vous faites un court métrage, vous le présentez à un festival, vous remportez un prix et hop on vous propose un long métrage.

Formidable ! Sauf que la réalité est loin d’être aussi rose.

Premièrement il faut le faire ce court métrage et faire en sorte qu’il soit top. Disons que vous y arriviez parce que vous êtes très fort. Ensuite il faut l’envoyer au bon festival.

Qu’est qu’un bon festival ? C’est un festival qui ne vous fournit pas qu’un prix mais qui vous donne un laissez passer pour rentrer dans la cour des grands.

Comment savoir quel festival en fait parti ? Regardez la liste des festivals que le CNC reconnaît. Si celui que vous tentez n’en fait pas parti (c’est très souvent le cas) alors ne vous attendez pas à un miracle. Vous aurez peut être le prix, vous rencontrerez sans doute des (petits) producteurs mais ce sera tout.

Mais c’est pas si mal !

Rencontrez un prod et pouvoir dire que son film a obtenu des prix c’est toujours gratifiant, mais ce ne sera pas l’ouverture des portes du cinéma, pas tout de suite en tout cas.

Et si le festival fait parti de la liste du CNC ? Alors là, c’est du lourd. Non pas que le festival soit mieux que les autres (la plupart des types présents dans le jury seront moins compétents que vous) mais comme il est reconnu par le CNC ça lui donne de la valeur.

Une fois votre prix obtenu, c’est le CNC qui vous contacte !

C’est lui qui vous demande si vous avez de nouveaux projets, lorsque vous faites une demande d’aide auprès du CNC vous multipliez vos chances d’être sélectionné pour des aides à l’écriture de scénario, les aides au développement de votre film, etc…

Avec le CNC dans votre poche et votre talent désormais reconnu plus rien ne serait vous arrêter.

La notoriété

BradLa notoriété amène toujours les contacts (sinon on ne serait pas connu). Dans le lot un très petit nombre pourra vous ouvrir les portes du cinéma.

Mais ce qui est recherché ici, ce n’est pas la qualité, mais la quantité.

Elle consiste à faire des vidéos sur Youtube. Faire des millions de vues, est un argument de poids pour un producteur. Il se dit que si vous êtes à même de ramener des millions de personnes vous voir, c’est que serez sans doute capable d’en faire autant pour un film au cinéma. Bien sûr ce que vous devez faire sur internet doit avoir un rapport avec ce que vous allez faire par la suite.

Mettre des images de chatons sur Youtube ne vous permettra pas de réaliser Star Wars, même s’il y a des millions de vues.

Cette méthode donc peut se révéler efficace, mais ce n’est pas une méthode qui correspond à tout le monde, en tant que réalisateur on a plus tendance à être dans l’ombre de la caméra, et l’autre inconvénient est que plus le temps avance, plus il risque d’être difficile de se faire entendre et voir sur Youtube tant il y a de monde en quête de notoriété.

Une variante de cette méthode consiste à prendre quelqu’un de connu, un Youtubeur, un comédien célèbre, un chanteur populaire, peu importe, quelqu’un qui suscitera l’intérêt du plus grand nombre et de l’associé à votre nom.

Les célébrités ne sont pas si inaccessibles que ça, il faut tenter votre chance.

La démarche peut rencontrer la chance, si pas de démarche, pas de chance. Les comédiens sont souvent plus à l’écoute des qualités d’un projet, bien plus qu’un producteur. Si vous savez mettre l’accent sur les qualités du rôle que vous lui proposez il pourra accepter parce qu’il aime jouer (plus que l’argent).

Et croyez moi, il y a plus de comédiens comme ça, que juste motivé par l’argent. Le tout c’est que le rôle que vous lui proposez soit intéressant pour sa carrière (un rôle inédit) qu’il ne l’entache pas et qu’il puisse en être fier (et le promouvoir éventuellement).

L’astuce réside dans le fait de ne pas passer par l’agent. Il vous filtrera immédiatement. Si vous trouvez l’adresse du comédien, sa page facebook ou son site perso, tentez le coup !

Intégrer une équipe pro

Tournage-Mc-fly-retour-vers-le-futurGravir les échelons à l’ancienne. C’est long, ingrat, mais ça marche.

Contactez une boîte de production et annoncez vous comme régisseur.

N’espérez pas gagnez de l’argent, demandez juste à être renfort régie, ou renfort mise en scène.

Vous n’avez pas besoin d’avoir de diplôme, le tout est d’être motivé, souriant, et d’avoir le sens de la hiérarchie.

Vous serez certes sur le tournage mais vous serez au rang le plus bas de l’échelle. Je ne vous cache pas qu’il y aura des moments difficiles car certains membres de l’équipe de vous calculeront pas ou vous considéreront comme un moins que rien. Mais ces personnes ne sont pas intéressantes, ce qui compte c’est que dans le lot, vous puissiez rencontrer des techniciens compétents, des comédiens connus, etc…

Le but est de faire parti de l’équipe du producteur (qui est souvent la même que celle du réalisateur) ainsi si vous avez été efficace, que vous ne vous plaignez pas et que vous êtes aimable, ils referont appel à vous et vous pourrez enchaîner les tournages et connaître de plus en plus de monde. Le tout est de ne pas s’enfermer dans un rôle, il ne faut pas qu’ils vous cataloguent trop longtemps dans le rôle du régisseur.

Petit à petit, il faut proposer des idées, montrer son talent afin que l’équipe vous voit d’un autre œil, et vous propose des postes plus importants et qu’ainsi vous gravissiez les échelons.

Bilan

couverture2J’espère que cet article vous aura plu, sans doute que ce guide gratuit vous intéressera  :

“Tout ce que l’école de Cinéma ne vous apprendra jamais”

(Et qui est pourtant essentiel pour réussir)

A quelle adresse souhaiteriez vous que je vous l’envoie ?

Je déteste les spams, votre adresse mail ne sera jamais cédée ni revendue 😉

1 Comment
  1. drakx Jones 3 années ago
    Reply

    t’as oublié de parler du piston ! qui est la voie la plus répandu !

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