Comment faire un film quand on a pas fait d’école de cinéma ? 2/3

Tu n’as pas fait d’école de cinéma, mais tu rêves de faire un film ?

Voici les étapes qui te permettront d’y arriver.

Alors prends des notes et fait le plein de motivation, parce que tout ne se fera pas tout seul.

Voici le deuxième article des trois que je ferais pour expliquer comment faire un film en partant de zero. Le premier ce trouve ici : comment faire un film quand on a pas fait d’école ? 1/3

Continuons par le tournage du film. C’est parti !

Introduction

La deuxième partie que nous allons voir comprend les éléments indispensables au bon fonctionnement d’un tournage.

Ils sont évidemment simplifiés et ne comprennent que l’essentiel pour se lancer.

Mais sans ces étapes, jamais, il ne sera possible de mener à bien un tournage.

Dans le prochain épisode nous verrons comment se passe la post production.

Mais concentrons nous d’abord sur la phase que nous appelons le tournage.

1 – Dernière ligne droite

Tu es prêt : tu as une équipe, tu as un lieu, un scénario et plus important encore tu as la motivation.

Finalement tu as tout ce qu’il faut, vrai ?

Faux. il te faut de l’energie.

Energie pour tenir, car les jours difficiles vont s’enchaîner, mais aussi de l’énergie pour entrainer l’équipe dans ton sciage.

Une équipe bien que motivée à faire ce film n’aura jamais la même motivation que toi, surtout si ton premier film est un film bénévole. L’équipe va bientôt réaliser que les efforts sont difficiles et c’est là où tu devras par ta conviction et ton implication les motiver. Et ça nécessite beaucoup d’énergie. Aussi quelques conseils avant de commencer à tourner :

  • Les jours qui précèdent le tournage, dort le plus possible, emmagasine de l’énergie.
  • Fait du sport, sans excès pour conserver ton énergie, mais suffisamment pour te mettre dans le mouvement.

En plus de l’énergie, il faut que tu révises encore et encore ton plan de travail.

Tu dois le connaître mieux que le premier assistant.

En le révisant, tu relèveras peut être encore des erreurs ou des points qui peuvent être optimisés, il n’est jamais trop tard avant le tournage.

Toutes les modifications sont bonnes si elles te font gagner du temps sur le tournage.

Enfin, alors que nous sommes la veille du tournage et que tu dois préparer tes affaires, privilégie :

  • Des chaussures confortables, parce que tu vas rester longtemps debout.
  • Des vêtements sacrifiables, j’entends par là, qu’au moment où il faudra que tu te couches par terre pour cadrer que tu ne sois pas en train de te dire qu’il faudrait pas que tu abimes ta belle veste. Choisis un bon compromis entre des habits souples, solides et…
  • … quand même élégants. Tu ne vas pas te pointer au tournage en guenille !

n’oublie pas que tu représentes le film.

Tu dois être présentable, toujours.

2 – Qui c’est le patron ?

Ca y est, c’est le premier jour de tournage.

La premiere chose a faire est de rapidement montrer a l’équipe qui est le chef.

Pour ça, c’est simple, je peux le résumer en une seule phrase :

Tu dois toujours être en avance de plusieurs coups sur l’équipe.

Voici quelques conseils pour y arriver ;

Arrive le premier sur le lieu de tournage.

Ce n’est pas parce que l’équipe technique arrive à 8h que tu dois arriver à 7h50 ou pire à 8h15.

Si les régisseurs arrivent pour préparer le petit déjeuner à 7h, soit sur place à 6h45.

Plusieurs intérêts à ça :

  • Tu montres aux régisseurs que tu considères leur travail en assistant à leur arrivée, en les remerciant de se lever si tôt pour le film,
  • Symboliquement c’est fort, ça montre que tu ne fais pas partie d’une caste privilégiée.
  • C’est une sécurité, ça te permet d’être sûr d’être à l’heure. Il y a tant d’imprévu lors d’un trajet, sans le réalisateur pas de film. Tu te dois d’être sur place, à l’heure.
  • Quand l’équipe arrivera encore ensommeillée, parce que levée il y a une demi heure, toi tu es debout depuis plusieurs heures, tu es bien frais. Ce qui impressionne toujours l’équipe.
  • Ca te permet enfin de visiter le lieu, juste avant le tournage, de réviser ton plan de travail avant l’arrivée de l’équipe.

Savoir ce que l’on tourne

Comme on l’a dit, tu as déjà préparé et revu ton plan de travail avant le tournage et le fait d’être arrivée plus tôt, te permet d’anticiper ce qui va être tourner et de savoir où tu vas positionner la caméra.

Ce qui évite de te voir chercher pendant quelques minutes le cadre qui correspond à ton storyboard (ou à ce que tu avais en tête).

Tu l’as déjà établi, le fait de le voir avec l’équipe devient une formalité et ça te confère une aura de personne qui sait ce qu’elle veut.

Et ça l’équipe adore.

Anticipe les problèmes

Tu auras malgré tes efforts, un moment ou un autre, un problème qui générera du retard.

Si tu es habile et que le problème dépend de quelque chose sur lequel tu peux agir (comme un plan qui est difficile à tourner qui nécessite d’être allégé ou modifié par exemple) tu arriveras à le résoudre et tu ne cumuleras pas trop de retard.

Mais il arrivera que malgré tes efforts, le problème ne dépende pas de toi : la météo, une blessure d’un comédien, etc…

et dans ce cas là il faut tout de suite penser à demain.

Il faut que tu te projettes dans l’avenir.

Alors que l’équipe s’affère à trouver une solution, prépare dans ta tête le plan B :

Y a t il des plans que tu devais tourner demain qui peuvent s’intervertir avec aujourd’hui ?

Par exemple un plan d’intérieur qui devait être tourné demain, mais qui, comme il pleut, sera tourné aujourd’hui et demain vous retenterez de tourner le plan extérieur qui devait être tourné aujourd’hui.

Cette projection dans l’avenir, peu de personne dans l’équipe penseront à le faire, parce qu’ils ne maîtrisent pas comme toi, le plan de travail.

Mais toi tu le peux. Donc fait le.

Tu montreras à toute l’équipe que les difficultés ne t’atteignent pas.

Parce que c’est toi le patron ici !

3 – La plan de bataille

L’équipe technique arrive.

Il va être temps d’expliquer à l’équipe le plan.

Première partie : Le 1er as

Ton alter égo sur le tournage est ton 1er assistant réalisateur, appelé par commodité : 1er as.

Il doit connaitre parfaitement le plan de travail, c’est normalement lui qui l’a fait.

Mais comme je te l’ai conseillé, il faut que toi aussi tu maîtrise sur le bout des doigts ce plan de travail.

Il va donc prendre connaissance avec toi du premier plan que vous allez tourner.

Tu lui indiques l’emplacement de la caméra et tu lui expliques sommairement ce qui se passe dans le plan.

Une fois fait, le premier assistant va en parler au chef op.

Aussi appelé chef opérateur, ce dernier comprend le plan, lui aussi a travaillé le plan de travail, il a fait ses plans au sol.

Et il sait où en est le film dans la narration et le type de lumière dont il aura besoin.

Il en parle ensuite à son équipe, en leur disant où placer les projecteurs.

Il peut également affiner le cadre en fonction de ce qu’il estime être plus esthétique.

Mais quand je dis affiner, c’est de quelque degré.

S’il change le cadre, il faut le reprendre tout de suite.

Le cadre a été défini en amont (bien souvent il est au courant), chaque cadre a donc sa raison d’être, il ne peut pas prendre l’initiative de le modifier sans vous demander votre avis.

Pendant que le chef op dirige son équipe pour préparer la lumière, le 1er as va de poste en poste s’assurer que tout fonctionne et soit opérationnel pour quand tu vas revenir.

Mais où es tu pendant ce temps ?

Avec les comédiens !

4 – La direction des comédiens

Les comédiens sont ta matière première la plus importante. 

Le peintre a ses pinceaux et sa peinture, toi, tu as ton cadre et tes comédiens.

Le comédien, au moment où tu iras le voir en matinée, sera certainement en train de se faire coiffer maquiller.

Sache que même les hommes se font maquiller sur un tournage. La maquilleuse leur met une poudre pour ne pas que leur front notamment brille à l’image, elle corrige éventuellement les tâches et rides disgracieuses.

Pendant qu’il se fait maquiller, parle lui de la scène que vous allez tourner.

Parle lui de l’importance de la scène et de l’émotion que tu souhaites qui s’en dégage.

Une fois qu’il est prêt et pendant que la lumière est en train de se préparer, donne lui “ses marques” c’est à dire les endroits successifs où il doit s’arrêter ou passer.

Parfois il n’y a qu’une seule marque, parce qu’il ne bouge pas, parfois il peut y en avoir une dizaine si c’est un plan séquence.

Les marques sont là, pour que le cadreur et surtout l’assistant caméra (le pointeur) puisse avoir des repères pour la mise au point.

Une fois que tu as bien expliqué par où passe le comédien, tu peux lui demander de jouer (sans qu’il donne tout, il faut le ménager, surtout si c’est un scène intense).

Ensuite quand le comédien connait bien ses marques et qu’il est prêt, tu peux demander une répétition.

Ainsi tous les corps de métiers concernés se prête à la scène comme si l’on tournait.

Pour la direction de comédien en elle même, il y a deux écoles :

  • Le mode jeu de rôle

  • Le mode autonomie sous contrôle

Le Mode Jeu de Rôle

En France, c’est le plus connu, le plus populaire.

Il faut que le comédien connaisse la “backstory” de son personnage, d’où il vient ? Pourquoi fait il ce qu’il fait ? Que ressent il dans cette scène ?

Le réalisateur doit à ce moment là, répondre aux multiples questions du comédien.

Chaque information doit nourrir son jeu.

Ce travail de backstory est fait avant même les répétitions, et pendant ces dernières on se plie au jeu des questions / réponses sur les tenants et les aboutissants du personnage.

Jeu auquel je ne participe, pour ma part, que pendant les répétitions avant le tournage.

Je le dis d’ailleurs directement au comédien : “Pose moi toutes les questions que tu veux maintenant. Nous avons tout le temps qu’il faut. Ce ne sera pas le cas pendant le tournage.”

Pendant le tournage, je ne répondrai qu’en cas d’extrême nécessité à ses questions.

Lors du tournage, le temps n’est plus à l’introspection, mais à l’action.

Bien sûr, s’il y a blocage, je reste bien sûr à sa disposition… de préférence pendant la répétition du plan.

Ce travail me fait penser à celui du maître du jeu (que j’ai souvent fait) lors d’un jeu de rôle.

Une fois que j’ai fait le parallèle, ça m’a facilité ma direction de jeu.

Le mode autonome sous contrôle

Une autre méthode que j’ai découverte en interrogeant de grand réalisateur comme Jean Pierre Jeunet ou Patrice Leconte, et que j’ai entendu en écoutant des making of de film de Steven Spielberg ou Oliver Stone.

C’est qu’il donne carte blanche aux comédiens… sous contrôle.

Ils considèrent que tous les éléments essentiels sont déjà présents dans le scénario et bien souvent c’est les comédiens qui se font eux même leur propre backstory pour combler les éventuels trous narratifs essentiels pour la compréhension de leur personnage.

Le travail du réalisateur à ce moment consiste sur le tournage à “doser” le jeu du comédien.

“Un peu plus de tristesse”, “un peu moins de colère” “le regard plus par ci” “la main plus par ici” etc.

Bien sûr tout ceci ne peut se faire qu’avec de grands comédiens, il faut une grande expérience pour avoir une telle autonomie.

Le point sur lequel il faut faire attention, c’est que le comédien ne soit pas en “roue libre”, qu’il pense qu’il connait mieux le personnage que le réalisateur lui même.

D’où la nécessité que le comédien sente que tu sois impliqué dans son jeu dès le début.

Une fois que tout est callé on se prépare pour la première prise.

5 – Action !

Ca y est nous y sommes le premier plan va être tourné.

Il existe un rituel au cinéma qui est le suivant :

Tout d’abord le 1er As demande le silence : “Silence s’il vous plaît !’

Chef op : “Moteur demandé !”

Preneur de son : “Ca tourne !”

Réalisateur : “Annonce !”

Clapman (souvent le 1er As) : “Plan 8 prise 1”   “CLAP !”

Silence… pour la concentration.

Réalisateur : “Action !”

Les acteurs commencent alors à jouer.

Et quand le réalisateur estime que c’est fini, il peut, et seulement lui le peut, demander : “Couper“.

Personne d’autre que lui ne peut le faire, et jamais un cadreur, ingénieur du son ou comédien ne peut s’arrêter avant même si la prise est fichu parce qu’il y a une perche dans le champ par exemple.

Le réalisateur peut en être informé, mais pour des raisons qui sont propres au réalisateur, la prise peut être malgré tout nécessaire d’être mené jusqu’au bout (pour ne pas perturber un comédien par exemple).

6 – On s’en refait une petite ?

La première prise vient d’être tournée.

Comment savoir s’il faut en refaire une ?

Plusieurs cas de figures :
  • La prise ne te plait pas
  • La prise te plait

1 – La prise ne te plait pas

Est ce qu’il y a un problème apparent ?

Ratage du comédien dans le texte, il est tombé pendant la prise, ou il y a une prise dans le champ ?

Ce type de problème sont des raisons évidentes, concrètes pour que la prise ne te plaise pas.

Mais il y a des cas où c’est plus subtile.

La prise n’a pas eu de problème technique ni de soucis de texte ou de position, mais il y a quelque chose dans le jeu du comédien qui te dérange.

Et c’est là, où tout le travail du réalisateur intervient.

Il faut que tu analyses à la fois le jeu du comédien en phase avec ta propre sensation.

Pourquoi ressent tu une fausseté quand le comédien joue ce passage ? Est ce une intention de la voix ? Est ce le texte ? Est ce la lumière ? Est ce le rythme ?

Tu dois bien te connaître pour parvenir à analyser ta réaction vis à vis de la prise.

Cette analyse est indispensable pour pouvoir rendre intelligible les remarques que tu dois transmettre aux comédiens pour qu’il puisse s’améliorer.

Un “je le sens pas” ou “pas mal peu mieux faire” ne suffit pas, et c’est frustrant.

Opte plutôt pour “le début était touchant,  bravo, et il faut qu’il y ait une montée en puissance jusqu’à la fin de la scène. ”

Implicitement tu laisses sous entendre qu’il n’y a pas eu le final espéré sans froisser le comédien.

Penses toujours à ménager ton comédien, sauf si c’est nécessaire pour le rôle.

Mais garde à l’esprit que la confiance entre le comédien et le réalisateur peut prendre du temps à se former, mais elle peut s’effondrer très rapidement, sans retour en arrière possible.

Aussi je ne donne que très rarement de directive aux vues de tous.

Je parle au plus près avec le comédien, d’abord parce que le jeu, c’est de l’intime, et parler à l’autre bout de la pièce pour faire passer des sentiments, je n’y crois pas.

D’autre part, si c’est des remarques “négatives” sur le jeu du comédien.

Je n’en parle JAMAIS devant tout le monde.

Et c’est d’ailleurs valable pour tous les membres de l’équipe.

Je n’affiche jamais personne, c’est la meilleure façon de créer un malaise.

Les remarques (positives ou négatives) si elles sont constructives sont indispensables, mais il faut ménager la susceptibilité de tous.

C’est une des difficultés de ce métier.

Autre point important sur la direction de comédiens.

Il y a trois types de comédiens :

  • Les sprinteurs

  • Les marathoniens

  • Les électrons libres

Les Sprinteurs

Les Sprinteurs vont faire une première prise fabuleuse et plus ils vont les enchaîner, moins les prises seront bonnes, comme s’ils perdaient en naturel.

C’est le cas par exemple d’Al Pacino.

Quand on sait ça, on chauffe l’équipe et on maximise les répétitions pour être sûr d’obtenir la prise dès le début.

Les Marathoniens

A l’inverse, ce sont des comédiens qui montent en puissance, plus il y a de prises.

Comme s’il rentrait de plus en plus dans la scène.

Quand c’est le cas et qu’on est au courant, on sait déjà que le tournage de la scène prend du temps, et on se met pas la pression sur les premières prises, et on hésite pas à “pousser” le comédien pour qu’il donne de plus en plus.

C’est le cas de Juliette Binoche par exemple.

Les électrons libres

C’est le cauchemar de toutes les scriptes.

Ce sont des comédiens qui se refusent à la monotonie, chaque prise est différente.

Idéalement chaque prise est bonne mais pour des raisons différentes.

C’est le cas par exemple de Jim Carrey.

2 – La prise te plait

Tu as la sensation que la prise est formidable ? Pourquoi ne pas en rester là ?

Parce qu’un problème technique est vite arrivé !

Si tu n’as qu’une prise est qu’un bug apparaît lors du visionnage du plan ou que lors du dérushage cette prise a des “drop” (problèmes de saut d’image) tu es cuit !

Toujours avoir au moins une deux prises bonnes.

Pour ma part, quand je vois une prise bonne, je me dis :

Mais si ça se trouve la prochaine sera encore meilleure ! Pourquoi s’en priver ?

Et je recommence jusqu’à ce que le niveau baisse, à ce stade là, j’arrête et on passe au plan suivant.

7 – Tenir la distance

Ce serait très long pour décrire tous les cas de figure sur un tournage.
Mais je peux résumer la plus grande difficulté :

Tenir la distance

Tenir la distance physiquement

Un tournage c’est éreintant, on court, on porte, on crie, on est ému, on dort peu. Il faut beaucoup d’énergie.

Tenir la distance mentalement

Lorsque vous avez travaillé sur votre film en préparation, lorsque vous écriviez, lorsque vous avez fait votre storyboard, il y a au moins un élément clef qui est ce pourquoi tu fais ce film.

Ca peut être un thème, une image, un son, une ambiance.

C’est ce que Mozart appelé “la note bleue”.

C’est note est indispensable pour garder ta vision, et quoi qu’il arrive tu ne dois JAMAIS la sacrifier. Jamais.

C’est ce qui te permettra éventuellement de faire des concessions, si tu sais que ça n’affecte pas ta note bleue.

Garder cette note bleue malgré tous les problèmes que tu auras, nécessite une grande force mentale.

Tenir la distance sociale

Tu vas être assailli par plein de personnes.

Tu es le réalisateur, tu es la personne la plus puissante du tournage, c’est toi qui prend les décisions.

Et cette position, consciemment ou non, des membres de l’équipe chercheront à se l’accaparer, en te proposant un plan, en te proposant de faire comme ci à la place de comme ça, de tourner ici plutôt que là bas.

Toutes ces “propositions” devront être passé à la moulinette par toi.

Si l’idée est bonne, prend là, mais n’oublie pas que le capitaine c’est toi, c’est toi qui rendra des comptes.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Tenir la distance du jeu

Etre réalisateur, n’est pas une formule veine.

ETRE réalisateur, c’est à dire qu’on incarne une fonction.

Etre réalisateur, c’est être plus que soi, on symbolise le film, on est un idéal, et l’idéal fascine, c’est ce qui fera que les techniciens (et comédiens) voudront nous suivre.

Mais incarner un personnage, être en représentation peut être pesant sur le long terme.

Une fois de plus, la force mentale sera mise à rude épreuve, mais cette incarnation est indispensable, elle permet de se dépasser, de sublimer, et aussi d’encaisser les difficultés.

Tenir la distance financièrement

Tourner un film (avec un peu d’ambition) nécessite de l’argent.

Et c’est un poncif que de dire qu’on a jamais assez d’argent, et pourtant il va falloir composer avec ce qu’on a.

Faire le meilleur choix, au bon moment, et ne pas faire tout capoter en mettant le film à terre par manque d’argent.

Le film doit continuer coute que coute, oui, jusqu’au moment où il n’y a plus du tout d’argent.

Il faut donc être astucieux et ne pas perdre qu’une dépense imprévue et toujours possible, il faut toujours “en garder sous le coude” au cas où.

Bilan

couverture2J’espère que cet article vous aura plu, sans doute que ce guide gratuit vous intéressera  :

“Tout ce que l’école de Cinéma ne vous apprendra jamais”

(Et qui est pourtant essentiel pour réussir)

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